24 février 2006
28 juillet 1488 - Saint Aubin du Cormier (2)
Le combat commence par une décharge générale des deux artilleries qui fauche, dans chacun des deux camps, beaucoup de monde. C'était alors la coutume de tirer au début du combat, car on mettait beaucoup de temps par la suite à recharger les pièces.
Puis l'avant-garde des Bretons, sous le commandement de Rieux, s'élance contre la droite des Français, dévalant la pente du coteau au cri de "Saint-Samson !" qui était le saint du jour, et un des saints fondateurs de la Bretagne. Les Suisses criaient de leur côté Saint-Lau, Saint-Lau (La Borderie T.4).
Leur impétuosité est telle qu'ils firent "reculer les françoys plus de cent ou dix - vingt pas"(200) (d'Argentré) tandis qu'au centre le corps de bataille s'ébranle à son tour, conduit par Alain d'Albret, pour soutenir l'attaque.
La mêlée devient générale. De tous les côtés les coups pleuvent, le sang coule, les hommes tombent (La Borderie T.4). Les archers anglais se montrent à la hauteur de leur renommée et combattent avec un courage intrépide. Malheureusement, à ce moment, le capitaine Bhler, qui était à la tête d'un corps allemand, gêné par le feu de l'artillerie française qui tirait encore quelques coups, "ne print point le chemin qui lui fut commandé". Pour mettre sa troupe à l'abri il va se placer derrière une légère élévation du terrain provoquant un "pli" dans le front des combattants bretons, dont la ligne s'incurve "comme un croissant" découvrant le centre.
Galiota qui n'attendait que cette occasion crie à La Trémoille : "Donnons plus bas"et se précipite à la tête de 400 cavaliers bardés de fer (La Borderie T.4) "en l'endroit du ply" tandis que 200 autres tournaient l'avant-garde pour la charger. Les Bretons soutiennent d'abord avec intrépidité ce choc terrible. Galiota, mortellement blessé par un coup de couleuvrine (Sorte de petit canon portatif au tube long et effilé) tombe sur un monceau de cadavres, mais son attaque avait fait céder le centre, mal appuyé par la cavalerie bretonne "placée sur les ailes" qui "fist très mal son devoir".
Les Français se jettent sur l'artillerie, massacrant les servants sur leurs pièces, semant partout le désordre et la mort, tandis que le deuxième groupe de cavaliers tombe sur l'arrière-garde du Sire de Chateaubriand.
Les "vivandiers" peu aguerris ne peuvent soutenir la charge, et cèdent à la panique (Alain Bouchart). "Les troupes de pied françaises, à la suite des cavaliers, pénètrent vivement par la brèche ouverte, prenant à revers le corp de bataille, puis la gauche des Bretons" (La Borderie T.4) qui assaillis par devant et par derrière commencent à se débander. L'arrière-garde, pressée de tous côtés, doit reculer à son tour et battre en retraite, au milieu d'un cercle d'acier.
L'armée
bretonne se disloque. Des groupes de combattants isolés continuent cependant à résister avec un grand courage, et se font tuer jusqu'au dernier
plutôt que des se rendre, protégeant la retraite du reste des troupes ducales.
La bataille
Une partie des cavaliers s'enfuit à travers le bois d'Usel, poursuivie par les Français jusqu'à Mézières. D'Albret et Rieux ont réussi à se dégager, grâce à l'excellence de leurs montures. Celui-ci pu gagner Dinan, tandis que l'autre allait se réfugier à Nantes.
La lutte de plus en plus inégale se transforme alors en carnage (non pugna sed caedes fuit). Les pertes effroyables subies par les Bretons, qui ont laissé sur le terrain plus de la moitié de leur effectif, près de 6000 morts, témoignent de leur héroïsme, mais aussi de l'acharnement de leurs adversaires.
Les Français n'avaient perdu que 12 à 1500 hommes, et un seul capitaine, Galiota.
A 6 heures, tout était fini. Commencé à 2 heures de l'après-midi l'engagement n'avait duré que 4 heures.
Parmi les morts de l'armée ducale un nombre considérable de chevaliers des plus illustres lignées, dont le jeune prince de Léon, François de Rohan, âgé de 18 ans, le propre fils aîné du vicomte de Rohan, qui, lui, trahissait et combattait, avec son fils cadet, dans les rangs de l'armée française. Les sires de Pont-l'Abbé, de la Roche-Jagu, de Kermarquer, Thomas de la Marche, Tanguy de Kermavan, Pierre de Francheville, le capitaine Claude de Montfort et le comte de Scales, le brave des braves avec presque tous ses archers anglais (un poète anglais Percy G.Stone a composé sur ce sujet un poème intitulé "Saint-Aubin" sur la mort glorieuse d'Edouard Wydeville -Lord Scales- tombé avec presque tous ses compagnons).
L'histoire n'a pas retenu, hélas, les noms des combattants des milices locales, dont le sang coula au cours de cette journée pour la défense du sol breton. Pas une famille de Saint-Aubin-du-Cormier sans doute, ni des communes avoisinantes qui ne perdit alors quelqu'un des siens. Le prince d'Orange, Jean de Chalons qui commandait, nous l'avons vu un corps d'infanterie bretonne, resta le dernier sur le champ de bataille et "y fit de grandes armes ".
A la fin, "voyant tout rompu il se mit terre-à-dent entre les mortz, et déssira sa croix noire" (l'emblème de l'armée bretonne) mais un archer français le reconnut et lui dit:
- "Monseigneur, si vous voulez, je vous saulverai".
"Mon amy à qui cuides-tu parler ?" (crois-tu)
- "Vous estes Monseigneur le prince j'ay autreffoiz est‚ de vostre compagnie "
- "Mon amy, si tu me saulves, je te feray riche à jamais " (Alain Bouchart "Grande Cronique de Bretaigne").
L'archer alla chercher quelques compagnons auxquels Orange se rendit. Le duc d'Orléans qui combattait au milieu des lansquenets allemands réfugiés dans le bois d'Usel, se refusait à fuir, "se battant en désespéré" (La Borderie).
Reconnu à sa riche armure "écrevisse" (c'est-à-dire formée de plaques qui s'emboîtaient, en glissant les unes sur les autres) il fut fait prisonnier par le capitaine suisse Spaeting, du canton de Saint-Gall, alors que ses compagnons, échauffés par l'action, et pour venger les leurs, tombés en grand nombre, voulaient le dépêcher en l'autre monde. Conduit à Saint-Aubin, il fut enfermé dans la cave d'une maison que l'on montrait encore, selon l'annotateur d'Ogée (Ogée "Dictionnaire de Bretagne") au siècle dernier "devenue une auberge mais dont quelques fenêtres avaient conservé de massifs barreaux de fer et qui, par son antiquité, ne démentait pas la tradition" (Banéat "Le département d'Ille-et-Vilaine). Mais les soldats avinés s'attroupent devant la porte, et réclament le prisonnier sous prétexte d'en tirer une rançon. Le duc offensé par leur insolence, demande une épée pour aller donner une leçon à ces ribauds mais L'Hospital (le frère du lieutenant de La Trémoille) qui l'avait en sa garde, lui répondit qu'il ne convenait pas à un prisonnier de se servir de l'épée, et ajouta qu'il allait apaiser ce tumulte et faire retirer ces soudards.
Le soir La Trémoille aurait invité à dîner le duc d'Orléans et le prince d'Orange et les aurait fait asseoir à la place d'honneur, conviant également à sa table les principaux officiers français prisonniers.
Au dessert, deux moines franciscains pénètrent dans la salle. Les assistants tremblent, ne doutant pas que ces moines ne vinsent pour les préparer à la mort. Le général aurait alors rassuré les princes : "Je n'ai pas de pouvoir sur vous, votre sort dépend du jugement du roi, mais vous, chevaliers, vous avez trahi votre foi, votre pays et votre roi, vous allez mourir ! "
Et il aurait envoyé au supplice les officiers français, malgré leurs prières et leurs larmes.
Cet épisode... rapporté pour la première fois par "la vie latine de Louis XII", publié par Godefroy de Loches, prieur de Notre-Dame de Bonne Nouvelle à Orléans (La Borderie T.4), et repris par la suite par presque tous les historiens, dont le plus récent, Bernard Quillet dans sa "Vie de Louis XII" (Editions Fayard, 1986) a été contesté par La Borderie. Une chose seulement est certaine, c'est l'exécution à Saint-Aubin, "sur ung hault eschauffaut", de deux hommes d'armes français.
Pour le prince d'Orléans, par contre, c'était le début d'une très longue et dure captivité, même s'il n'est pas certain qu'il ait été jeté dans une cage de fer par la Régente, Anne de Beaujeu, digne fille de son père, à l'instar du cardinal de La Balue, comme l'affirme l'annotateur d'Ogée.
"Le souvenir de cette sanglante journée se maintiendra longtemps dans la mémoire populaire ". Outre le nom même de "Lande de la Rencontre", deux croix de granit s'élevaient et restèrent jusqu'à la Révolution à l'endroit où la bruyère avait bu le sang breton. De plus un coin du bois d'Usel, où des milliers de corps furent enfouis, a gardé le nom de "charnier" (ou cimetière).
Un poirier sauvage ou "bézier", qui poussait là, ayant atteint une taille extraordinaire, on l'appela "le bézier ou charnier (La Borderie T.4). Mais si l'on en croit l'anotateur d'Ogée (Ogée "Dictionnaire de Bretagne"), il faudrait plutôt dire "le charnier aux bézillés", d'un vieux mot de l'ancien français qui signifiait "tuer, massacrer", et qui serait d'origine celtique.
Sur un autre point de la lande, trois champs de la ferme de la Roëllerie portent encore le nom de "champs des bézillés", ce qui confirmerait cette interprétation.
Les cultivateurs ont souvent trouvé à Moronval des fragments d'armures, rongés par la rouille, et tombant presque en poussière, et aussi des pièces d'or ou d'argent (Le Bouteiller "Note sur l'histoire de la ville et du pays de Fougères"), mais aucune fouille n'a encore été effectuée de façon systématique.
L'annonce de la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier, la destruction de l'armée bretonne provoqua en France une explosion d'allégresse. La Bretagne, elle, était frappée de stupeur. "Onc ne fut si grand étonnement par tout le pays " dit d'Argentré (Histoire de Bretagne -1ère édition 1582-). Fort de sa victoire, et voulant profiter de cette heure d'effarement et de panique générale (La Borderie T.4), La Trémoille rassemble son armée et marche immédiatement sur Rennes, dont il commence l'investissement, promettant à la ville, par la voix de ses hérauts, un châtiment exemplaire, si elle ne se rend à merci, tandis que ses troupes mettent tout le pays en coupe réglée.
Mais les bourgeois de Rennes sont animés du même patriotisme que ceux de Nantes. Leur réponse est digne de l'antique: "Ne pensez pas que vous soyez déjà seigneur en Bretagne. Le roi n'a aucun droit sur cette duchée. Le grand nombre des combattants ne donne pas toujours la victoire, souvenez-vous de Crécy et de Poitiers... Seigneurs héraults! Je vous fait assavoir, qu'en ceste bonne ville de Rennes, il y a quarante mil hommes, dont vingt mil sont de telle résistanre que, moyennant la grâce, de Dieu, si le seigneur de la Trémouille et son armée viennent assiéger ceste ville, autant y gaigneront-ils, comme ils ont gaigné devant la ville de Nantes... Nous ne craignons le roi ne toute sa puissance. Et pour ce, retournez au seigneur de la Trémouille, et lui faictes le raport de la joyeuse response que vous avons faicte, car de nous n'aurez aultre chose pour le présent ".
Devant la détermination des Rennais, qui ont admirablement fortifié leur ville, mobilisé toute la population, et quidisposent d'une excellente artillerie, La Trémoille, qui a retenu la leçon de Nantes, aura la sagesse de ne pas aller trop loin. Il lève le siège et envoie une partie de son armée sur Dinan, proie plus facile, défendue seulement par une trentaine de gentilshommes, et quiest contrainte de capituler, mettant lui-même le siège devant Saint-Malo.
Cette place était réputée imprenable, protégée par de puissants remparts et par la mer, mais, devant l'ultimatum français, les Malouins, à la différence des Rennais, font montre de la dernière lâcheté.
Ils rendent leur ville aux Français, sous la condition que leurs vies et leurs biens soient préservés, leur livrant par contre les immenses richesses que leurs compatriotes, confiant en l'invulnérabilité de la ville, leur avaient confiées. L'armée française en retira un somptueux butin et les Malouins une honte éternelle !
La capitulation de Saint-Malo sans combat était un désastre pour la Bretagne, pire que la défaite de Saint-Aubin-du-Cormier. On pouvait refaire une armée, on ne pouvait reprendre une telle ville "l'un des boulevards du duché ".
Sans armée, sans argent, son pays dévasté, son peuple en proie aux pires exactions, le malheureux François II devra se résigner à demander la paix.
La dame de Beaujeu et plusieurs des membres du conseil royal voulaient pousser leur avantage jusqu'au bout, et achever la conquête de la Bretagne; mais le chancelier de Rochefort, homme sage et prudent, réussit à persuader Charles VIII de n'en rien faire, lui remontrant qu'il n'avait aucun droit sur ce pays, et que l'entreprise était beaucoup plus risquée qu'il n'y pouvait paraître.
Le sursaut national qui avait abouti à la levée en masse des paysans de Basse-Bretagne pour la délivrance de Nantes pouvait se reproduire. On redoutait un soulèvement général de la population.
De plus l'Europe, dont la réaction avait été jusqu'ici bien lente, commençait à réaliser les redoutables conséquences de son apathie, quelle énorme puissance pouvait donner au royaume de France la conquête de l'Etat breton, ce "Pérou des Français", "riche contrée", une des plus prospères de l'Occident, dotée d'une flotte incomparable. La paix fut signée le 19 août 1488 au château du Verger, dernière humiliation pour le souverain breton car ce château appartenait à un Breton renégat, Pierre de Rohan, depuis longtemps au service du roi de France, et connu dans l'histoire sous le nom de maréchal de Gié.
Les conditions en étaient léonines:
François II s'engageait à faire sortir " incontinent " du duché les princes et les troupes étrangères, à ne pas marier ses filles sans le consentement du roi. Il abandonnait au roi les places fortes de Saint-Malo et Fougères, Dinan et Saint- Aubin jusqu'à l'accomplissement de toutes les clauses du traité ; de plus il devait prêter au roi l'hommage lige.
Ce traité désastreux "finlandisait" la Bretagne. "Il ouvrait ses frontières et permettait au roi de porter la guerre quand il le voudrait au coeur même du pays" (La Borderie T.4).
Le duc, déjà
usé et malade, en mourut de douleur. Une condition surtout
bouleversait et plongeait dans la honte et le remords son âme
chevaleresque : c'était l'obligation qui lui était
faite par le gouvernement du roi de France de lui remettre, nous
dirions "d'extrader", les réfugiés français qui
avaient cherché asile en Bretagne. Jusqu'au milieu de son
agonie, cette pensée le poursuivait et, jusqu'au dernier
instant, il ne cessa d'implorer pour eux la clémence de son
vainqueur. "Chargé d'ennuy, de vieillesse et de
mélancolie" il rendit son âme à Dieu le 9
septembre 1488, laissant son trône à sa fille
aînée, une frêle petite princesse de 11 ans 1/2.
Source : Buan
22 février 2006
28 juillet 1488 - Saint Aubin du Cormier (1)
La régente et ses
conseillers ont été consternés par la volte-face
de Rieux, mais il sont bien décidés à ne pas
lâcher prise et à en finir une fois pour toutes avec la
Bretagne.
Une deuxième invasion s'organise avec des moyens puissants, minutieusement préparée, des troupes nombreuses dont 5600 mercenaires suisses, excellents guerriers et une redoutable artillerie. Surtout, tirant la leçon des précédents échecs, les Français assurent désormais l'unité du commandement en la personne d'un jeune général
de 27 ans Louis de La Trémoille, qui joint
à des qualités proprement militaires, la prudence, la circonspection et aussi qualité encore plus rare, la force de caractère.
Louis de La Trémoille
II saura résister aux injonctions parfois intempestives de la Cour. Refusant de s'avancer inconsidérément dans le centre de la Bretagne, fut-ce pour porter assistance au vicomte de Rohan, qui est resté dans le camp de la trahison et qui se trouve en mauvaise posture. II comprend que, pour assurer ses arrières et priver la Bretagne du secours éventuel de ses alliés, il importe de s'emparer systématiquement des places frontières, qui sont ses clefs, et en premier lieu de Fougères. L'armée française se met en marche le 17 juin 1488. Cependant face à cette nouvelle invasion, le duc François II mobilise ses troupes. II fait appel à l'arrière-ban, aux francs archers, aux bons-corps, auxquels vont se joindre les quelques contingents alliés enfin arrivés : lansquenets allemands ou flamands de Maximilien, archers anglais de Lord Scales, Gascons, Espagnols, Basques d'Alain d'Albret. L'armée bretonne - un peu moins de 12000 hommes -se rassemble à Rennes au début de juillet dans de mauvaises conditions. Le duc, trop affaibli par une décrépitude précoce, est incapable d'en assurer le commandement qui se trouve alors divisé. Alain d'Albret et Louis d'Orléans en particulier, tous deux candidats à la main de la princesse de Bretagne, Anne, héritière du duché, se détestent et ne cherchent qu'à se nuire réciproquement. Les troupes bretonnes murmurent contre la présence des princes français qu'elles ont tendance à considérer comme les membres d'une "cinquième colonne", prêts à trahir à tout instant.
Les conceptions stratégiques des différents chefs divergent profondément. On perd plusieurs jours à discuter. Alors que les jeunes capitaines, et le duc d'Orléans en particulier, sont parti sans d'un engagement général avec les Français pour délivrer Fougères assiégé, le maréchal de Rieux préférerait harceler l'ennemi, craignant de tout perdre en une seule bataille. D'Argentré après avoir rendu compte de cette délibération, ajoute avec sagesse que "le conseil (celui du maréchal de Rieux) était apparemment le plus seur, les autres estoient très jeunes seigneurs excepter le comte de Dunoy, qui avait feu en teste, et si grands qu'ils ne tenoient nulle croyance l'un de l'autre; vouloit chacun en estre creu. Quand au duc il n'avait plus d'entendement pour y prendre discrétion et choisir conseil... celà tint en quelques jours... et de fait le conseil des jeunes résolut pour le pire avis ; il fut conclu qu'on marcheroit, et que si les français faisaient teste, qu'on les combattroit" (Bertrand d'Argentré "Histoire de Bretagne"). On décide donc finalement d'aller faire lever le siège de Fougères.
Le 26 juillet 1488 les Bretons sont cantonnés à Andouillé quand on apprend que cette ville, puissamment fortifiée, et défendue par une forte garnison de 2 à 3000 hommes, avecà sa tête un vaillant capitaine, Jean de Romillé, n'a pu tenir devant les ravages de l'artillerie française et s'est rendue après 8 jours de siège. La stupeur passée, on décide alors, cette fois à l'unanimité, d'aller prendre d'assaut la forteresse de Saint-Aubin-du-Cormier, tenue désormais par les Français. Le jour même les Bretons et leurs alliés se dirigent vers Vieux-Vy-sur-Couësnon où ils campent sur le coteau d'Orange.
On a fait, au siècle dernier, sur l'emplacement de ce camp d'Orange une découverte bien émouvante, celle d'un éperon de chevalier avec une inscription en écriture allemande du XVe siècle : "Vergis mi nitch" (vergiss mich nicht) (Ogée "Dictionnaire de Bretagne"), "Ne m'oublie pas". Cet éperon devait sans doute appartenir à un des auxiliaires allemands de l'armée bretonne."A peine les Bretons sont-ils installés, qu'ils apprennent que les Français, instruits eux-mêmes de leurs projets, s'avançaient de leur côté sur Saint-Aubin" (Le Bouteiller "Note sur l'histoire de la ville et du pays de Fougères").

Le Maréchal de Rieux (Dom Lobineau, coll. privée)
"Là furent avertiz, que sans nulle faute ils seraient rencontrez par ceulx de l'armée de france"(Alain Bouchard "Grande Cronique de Bretaigne").
Cette nouvelle fut la cause d'un nouveau désordre, des bruits s'étaient une fois de plus répandus que les deux princes français avaient vendu les Bretons au roi de France "et se vouloient les gens de guerre desbander entrant en défiance d'estre trahis, et si l'ennemi eust esté plus loing et qu'ils n'eussent pas eu crainte d'estre chargés ayant le dos tourné, il estoit apparent qu'ils se fussenlt retirez " (La Borderie.T.4).
Pour éviter cette débandade et donner une preuve visible de leur loyauté, le duc d'Orléans et le prince d'Orange acceptèrent de combattre à pied dans le rang des fantassins bretons et allemands,détruisant ainsi tout soupçon, "mais s'excluant de tout commandement". Le 27 était un dimanche. Chacun a le sentiment qu'on se prépare à un engagement décisif avec les Français, la plupart des soldats bretons et leurs chefs se confessent et communient, préparant leur âme avant la bataille qui sera peut être pour eux la dernière.
L'armée bretonne part d'Orange le lundi 28 au matin, se dirigeant vers Saint-Aubin-du-Cormier, jusqu'à Saint-Ouen-des-Alleux par la route de Fougères puis bifurquant au sud par le vieux chemin de Saint-Marc. Elle va s'établir vraisemblablement sur la côte 121 en la commune de Mézières-sur-Couësnon, à 2 km 1 /2 de Saint-Aubin, sur le bord est de la route de Sens-de-Bretagne, face à une vaste lande qui porte encore aujourd'hui le nom de "Lande de la Rencontre", bordée à l'ouest par la forêt de Haute Sève, à l'est par le bois d'Usel, au sud par le ruisseau de l'étang d'Ouée, au nord par les coteaux formant la ligne du Sillon de Bretagne. "C'était", nous fait remarquer La Borderie, "une position admirable et unique pour une grande bataille ". A droite des chênes séculaires de la forêt de Haute Sève, à gauche les taillis du bois d'Usel, devant une vaste plaine légèrement vallonnée et coupée de quelques roches granitiques émergeant du sol. C'est dans ce cadre de verdure, par une chaude soirée de la fin de juillet, au milieu de ce paysage d'un caractère si breton (La Borderie T.4) que devait se dérouler le premier acte d'un drame qui allait aboutir, par une série de complots du destin, à la fin de l'indépendance bretonne. "Les courts ajoncs et la bruyère rose des landes allaient boire à flots le sang breton " (La Borderie T.4).
Cependant les troupes prennent leur formation de combat. A gauche l'avant-garde commandée par le maréchal de Rieux, formée de 400 lances soient 4 compagnies, l'élite de l'armée bretonne, avec en outre les 300 archers anglais du comte de Scales, soldats réputés.
Pour faire croire à l'ennemi que ce secours était plus important, le maréchal de Rieux avait eu l'idée insolite de faire revêtir à 1700 archers bretons des hocquetons (c'est-à-dire des vestes de combat) à croix rouges "et par ce moyen semblait qu'il avait 2000 anglais ". En tout 4400 hommes.
Le corps de bataille ou "la bataille" formé surtout de fantassins et flanqué de cavaliers aux ordres d'Alain d'Albret, le plus hétéroclite, comptait 1000 Basques et Espagnols "prêtés" par Ferdinand le Catholique avec pour capitaine Mosen Gralla, 2500 Gascons que d'Albret avait tiré de ses propres domaines, 800 lansquenets allemands et flamands envoyés par Maximilien, auxquels s'ajoutaient 1000 francs archers bretons dont le commandement avait été finalement confié au prince d'Orange, soit un total d'un peu plus de 5000 hommes.
"Cet ordre ", nous dit d'Argentré, "fut tenu le dimanche vingt-septième de juillet; mais l'ennemy ne vint point à ce jour là. Le lundi vingt-huitième en suivant, l'ordre fut tenu de même, et se plantèrent les Bretons sur le grand chemin de l'ennemy, ayant un petit bois taillis à costé, situé entre Saint-Aubin et le bourg d'Orange " (Bertrand d'Argentré "Histoire de Bretagne").
Après la prise de Fougères, La Trémoille pensait marcher sur Dinan, mais ayant appris que les Bretons se dirigeaient vers Saint-Aubin, il s'était résolu à modifier son propre ordre de marche pour protéger la place, décidé à attaquer les Bretons qu'il savait affaiblis par les divisions entre les différents capitaines.
"L'on nous a escript de plusieurs lieux que les bretons ne peuvent faire assemblée de gens et qu'ilz sont en grant division et très mal prez d'assièger ne de combattre " (Correspondance de Charles VIII avec La Trémoille).
L'armée française prit probablement la direction de Javené puis bifurqua à l'ouest par l'ancien chemin Chasles, par Billé, Vendel jusqu'à Saint-Jean-sur-Couësnon, et, à partir de là, par des chemins de traverse et même à travers champs, ce qui explique le désordre relatif de leurs troupes quand ils arrivèrent à Saint-Aubin : "Fessi de via, proeda onosti, gregatim... diviso agmine, sanctum Albinum petentes" (fatigués de la route, chargés de buton... ils allaient par petits groupes, en troupes éparses, cherchant à gagner Saint-Aubin) (Barthélémy de Loche, historien latin de Louis XII).
A Saint-Aubin les Français sont informés que l'armée bretonne est proche. Bertrand d'Argentré parle d'une escarmouche qui dura bien deux heures entre les "coureurs" (c'est-à-dire les éclaireurs) des deux armées qui s'étaient rencontrés au moment où, de part et d'autre, "ils exploraient les abords d'un petit estang pour y asseoir leur campement", probablement l'étang de la Roussière, à deux kilomètres au nord-ouest de la Lande de la Rencontre . La Trémoille décide de marcher contre elle immédiatement et fait prendre à ses troupes le chemin de Saint-Marc qui les conduit, à travers le bois d'Usel et de la Chaine, droit au village de Moronval: débouchant sur la lande, ils aperçoivent brusquement à 800 mètres à peine sur leur droite sur le versant d'un coteau, l'armée des Bretons "qui a (déjà) estoit en bataille et en moult bel ordre ".
Les Français ne s'attendaient pas à rencontrer l'ennemi aussi vite. "Or ne pensoient-ils pas que l'armée de Bretagne fustsi près et venoient à la file ", dit d'Argentré, dont le témoignage est d'autant plus précieux qu'il a sans doute connu des survivants de la bataille, et surtout a utilisé une relation contemporaine, aujourd'hui perdue, qui avait été dressée sous les yeux de la duchesse Anne, en octobre 1488. (La Borderie T.4).
Cette affirmation se trouve d'ailleurs confirmée par le nom même qui est resté au théâtre de ce combat et qui s'est maintenu jusqu'à nos jours ; "Lande de la Rencontre", ce qui signifiait en ancien français un engagement inopiné entre deux armées, le mot "bataille" étant utilisé seulement quand ces deux armées offraient et acceptaient réciproquement le combat.
Tous les historiens anciens s'accordent à remarquer par ailleurs que, si les Bretons avaient alors rapidement attaqué, ils auraient remporté la victoire sur une armée qui n'était pas encore en ordre de bataille. Alain Bouchard cite un témoin oculaire, le sire de Montfaucon, qui faisait partie de l'avant-garde de l'armée royale avec une dizaine ou une douzaine d'hommes : "Elui ay ouï dire depuis plusieurs foys, que si les Bretons en ordre qu'ils tenoient eussent marché en avant, ils eussent deffait facilement l'armée du roy, et du moins l'eussent mise en fuite"; ce que confirme la relation latine inspirée par les souvenirs du duc d'Orléans ou par ceux de Dunoy.
Selon Bertrand d'Argentré "le maréchal de Rieux voulait faire marcher; autant en disait le capitaine Montfort (un des auxiliaires anglais); mais les autres ne s'y voulurent pas accorder. Le comte de Dunoy et le duc d'Orléans estaient toujours d'une (même) opinion. Tandis qu'ils le firent long (qu'ils perdaient du temps), l'ennemy eust le loisir de se recueillir, mettre en bataille, et faire advancer l'artillerie ".
L'inaction des Bretons va en effet permettre à La Trémoille de déployer complètement ses troupes. Il place son avant-garde à droite, sous les ordres d'Adrien de l'Hospital, "vieil capitaine françois", confie l'arrière-garde au sire de Baudricourt gouverneur de Bourgogne, et prend lui-même la direction du centre avec pour lieutenant un condottière napolitain au service de la France, Jacobo Galiota, remarquable tacticien.
Il dispose son artillerie au centre, sous les ordres du sire de Brissac et prend le temps de faire creuser un fossé pour la protéger : une artillerie très puissante, très supérieure à ce que les Bretons ont pu aligner de l'autre côté.
Les Français ont également la supériorité du nombre : 15 000 hommes dont des compagnies d'ordonnances royales bien entraînées et disciplinées et 5 à 6000 mercenaires suisses, splendides combattants, "les plus beaux hommes qu'il soit au monde", selon l'expression de Charles VIII, face à une armée bretonne composée pour une forte part de milices populaires, courageuses et prêtes à verser leur sang, mais forcément moins au fait de l'art de la guerre que ces soldats de métier.
Les Français ont surtout l'unité de commandement qui vient encore, en ce moment crucial de faire défaut aux Bretons.
Source : Buan
20 février 2006
Les drapeaux politique Breton (3)
Année 2000 :
Le Tarzh an deiz
Sur fond de gwenn ha du (Blanc et noir, couleurs traditionnelles de la Bretagne), l'on voit poindre la lueur orangée de la nouvelle aurore : peu à peu, le sombre passé (évoqué par le noir) de la Bretagne conquise est recouvert par le déferlement du jour ( du blanc), symbole de l'avenir qui reste à écrire. Cette aube, c'est le lever d'Heol (le soleil) au jour de la libération et du renouveau : L'astre aux neuf rayons (les neuf provinces bretonnes) éclaire en son centre le Triskell, emblème de la civilisation celtique au coeur de laquelle la Bretagne est enracinée depuis des millénaires.
L' Aerouant ruz
L'Aerouant ruz est le drapeau des Yaouankiz Broadelour Breizh (Jeunesses nationalistes bretonnes).
Sur fond de Kroaz du, le dragon rouge
du songe de Merlin tient trois flèches croisées, symbole d'unité, de force et des trois fonctions de la société européenne traditionnelle.
Bleizez glaz
Le drapeau des "bleizezed Breizh"
( les louves bretonnes) l'association des femmes d'ADSAV!
Sur fond de tribande gwenn ha du, une louve d'azur arrêtée
protégeant son louveteau. Dans la symbolique des couleurs, le bleu-vert (glaz) représente le principe féminin.
Banniel ar studierien
Sur fond de Kroaz du, le graal, symbole de la quête personnelle et de la connaissance. La devise d'Adsav ar studierien "Deskiñ hag en em sevel" apprendre et s'élever résume bien ce drapeau.
Source : http://adsav.free.fr/
18 février 2006
Les drapeaux politique Breton (2)
Année 1930 - 1950
Urz Goanag Breizh (Ordre de l'Espoir Breton)
Mouvement de la jeunesse pour la renaissance celtique fondée en 1943 par Yann Vari Perrot et H. Caouissin, sur le modèle du mouvement Urdd Gobaith Cymru (Ordre de l'Espoir Gallois).
Le drapeau conçu par H. Caouissin est semblable au deuxième drapeau du Bleuñ Brug, le pourpre remplacé par le vert pour rappeler l'origine Galloise. Des drapeaux rectangulaires et carrés ont été employés.
Parti National Breton/Strollad Broadel Breiz
Mouvement Nationaliste fondé par Olier Mordred et Fanch Debauvais en 1932 et dissous en 1945.
Le PNB a utilisé ce drapeau pendant une élection locale tenue à Guingamp en 1936. Dans un drapeau rouge vertical, une hermine rouge est centré un disque blanc.
Le PNB a également employé le Gwenn ha du et les drapeaux triangulaires noir et
blanc. Ce drapeau a été levé en juillet
1940 sur le balcon du château de Pontivy, quand le PNB comptait créer un
état Breton avec l'aide de l'armée Allemande.
Bagadoù Stourm (Groupes de Combat)
Mouvement de la jeunesse nationaliste fondé en 1941 par le PNB et dirigé par Yann Goulet.
Le drapeau a été conçu par Yann Goulet et Celestin Lainé, il a été officialisé le 7 septembre 1941. Il est inspiré par le Reichskriegsflagge Allemand. Fond blanc chargé d'une croix noire scandinave. Le milieu de la croix est chargé d'un triskell jaune orangé dans un disque noir entouré de blanc. La croix noir est également entouré de blanc et de jaune orangé.
Le mouvement a également employé un drapeau noir-blanc-noir horizontalement divisé.
Bezen Perrot (milice Perrot)
Milice fondée par Celestin Lainé, qui a rejeté la neutralité du PNB. L'unité a été retitrée Bezen Perrot
en 1943 après le meurtre de Yann Vari Perrot par un résistant. L'unité s'est composée de quelques douzaines
de personnes, qui ont combattu localement sous l'uniforme allemand, comme der solides solubles de Bretonische Waffenverband.
Source : http://www.crwflags.com
Les drapeaux politique Breton (1)
Année 1900 - 1930 :
Union Régionaliste Bretonne - URB
Association fondée en 1898 à Morlaix par un groupe
d'intellectuels pour favoriser la langue Bretonne, la décentralisation
administrative et la constitution d'une région Bretonne.
Leur premier drapeau était le plain hermine,
mais en 1907 un croix verte, d'origine et de signification inconnue,
a été ajouté pour éviter la confusion avec le prétendu drapeau des
bourbons (semé blanc de champ avec fleur-De-lys doré) utilisé par
les legitimists français.
Fédération Régionaliste de Bretagne - FRB
Sécession de l'URB, fondé par J. Cholleau et Y. Le Diberder, qui a ajouté des demandes économiques au programme de l'URB.
Leur premier drapeau combinait la croix noir et
l'hermine. C'était un fond blanc avec une croix noir centré ainsi que sept taches d'hermine placés dans la parti supérieur gauche. Le
drapeau est apparu en janvier 1913 dans la revue Brittia.
Pour éviter la confusion avec le Reichskriegsflagge Allemand, la croix a été vidé de la croix noir intérieur.
Bleuñ-Brug ( Fleur de Buyère)
Association fondée en 1905 par l'abbé Yann Vari Perrot pour défendre la langue Bretonne et la foi Catholique
Son premier drapeau était un fond blanc chargé d'une croix centrée noir et de sept hermines dans chaque quart.
L'association a employé un drapeau plus spécifique fait
d'un fond pourpre chargé d'une croix celtique blanche comprenant une hermine géomètrique avec une base large. Le pourpre représente la Bruyère, la croix celtique pour le Christianisme et culture Celtique, et l'Hermine pour la Bretagne.
Source : http://www.crwflags.com
11 février 2006
Lettre ouverte aux représentants de la France.
Lettre ouverte aux représentants de la France en Bretagne , à propos de la venue à Rennes de Tariq Ramadan.
Mesdames et Messieurs,
Les Bretons s'inquiètent. Le contexte
international est marqué par des attaques de groupes islamistes
radicaux contre les intérêts occidentaux. Nous observons avec effroi le
développement de fanatismes religieux, si contraires à nos traditions.
C'est pourquoi nous nous inquiétons de la venue en Bretagne de M. Tariq
Ramadan. En effet, nous avons appris qu'il compte tenir une conférence
à Rennes le 10 février sur le sujet. " Se dévouer pour Dieu, au nom des
principes" . Si le sujet de la conférence semble anodin, cette personne
est, en France, liée à tant de controverses depuis la parution de son
ouvrage "Les nouveaux intellectuels communautaires" et son soutien à
l'application de la loi coranique en Europe qu'il est de notre devoir
de vous demander des explications. Avez-vous des éléments d'information
sur les intentions précises de votre hôte? Pourriez-vous les faire
partager à la population bretonne qui s'interroge? Pouvez-vous nous
assurer que M. Ramadan ne viendra pas prêcher la division parmi nous?
Qu'avez-vous mis en place afin d'éviter des dérapages?
Au XXe siècle, la tradition bretonne d'ouverture religieuse et de haute
spiritualité fut mise à mal par le fanatisme « laïcard » d'inspiration
française. Aujourd'hui des menaces tout aussi graves pèsent sur notre
culture. Nous osons espérer que vous en êtes conscients. Nous vous
demandons de rendre compte au peuple breton des mesures de précaution
que vous ne manquerez pas de prendre.
Puisque vous vous imposez chez nous, dissipez au moins nos craintes légitimes.
Le président d'ADSAV!,
Padrig Montauzier
ADSAV! assure le Danemark de son soutien
Saisissant le moindre prétexte pour imposer au monde des délires d'un autre âge, les islamistes ont montré une fois de plus que leur incroyable culot était toujours payant face à un occident privé de tout réflexe défensif . Des caricatures anodines de Mahomet, publiées il y a plus de quatre mois dans un journal danois, sans que les musulmans ne s'en offusquent, ont été aujourd'hui instrumentalisées pour susciter une réaction démesurée du monde islamique: Des foules haineuses viennent ainsi d'appeler à couper les mains des dessinateurs, des occidentaux ont été pris pour cible , l'ambassade du Danemark saccagée, ainsi qu'un boycott des produits danois immediatement mis en place. Au lieu de faire bloc avec le Danemark victime d'une machination grotesque, la plupart des gouvernements se sont confondus en excuses donnant ainsi raison à la loi de la terreur. Dans ce contexte déplorable de reculades et de compromissions, ADSAV! tient, au nom du peuple breton à exprimer à nouveau son soutien le plus total au Danemark, véritable exemple de résistance démocratique face au chantage et à la barbarie.
"Dear Danish Friends, we have followed with great attention the controversy that followed the publication of cartoons by the news paper Jyllands-Posten. Brittany is a small nation fighting for its freedom, and we, Bretons, understand very much how central such principles as "right of expression " and "free press" are. We would like therefore to express our sympathy and support for your struggle to maintain the highest standards of Democracy. Freedom of expression is not a commodity that one could regard with contempt. Be assured that the hearts and minds of many Bretons are with you.
The president of ADSAV!
Padrig Montauzier
Solidarité avec le Danemark pour la liberté d'expression.
La Bretagne s'engage !
D'an tregont
a vis gwengolo 2005 e oa bet embannet 12 flemmskeudenn eus ar profed
Mahomed er gelaouenn bemdezieg daneg Jyllands-Posten. Ul lanwad klemmoù
a zeuas da heul an embannadur-se ha red eo bet da zaou eus ar re o
devoa tresset ar skeudennoù mont da guzhad pa oa bet gourdrouset o
lazhañ.
Mont a reas frammadurioù islameg'zo beteg goulenn en em zigarezfe ar
gouarnamant daneg. Frammadur ar C'hendalc'h Islameg, Kusul Europa hag
ar Broadoù Unanet o deus kavet abeg er gouarnamant daneg dre ma
n'houll ket kastizañ ar gelaouenn e mod ebed. Difennour frankis ar wask
hag ar frankis-eztaoliñ eo kentañ maodiern ar vro, Anders Fogh
Rasmussen. N'eus nemed ul les-varn, emezañ, a gement hag a c'hallfe
kastizañ, ur gouarnamant ne c'hall ket. Boikotet e vez e keid-se
marc'hadourezhioù Bro-Danmark e meur a vro islameg, dewet ez eus bet
bannieloù daneg, dec'halwet eo bet kannadourien un toullad broioù
islameg e Kopenhagen d'ar gêr hag aloubet hag ac'hubet eo bet burew an
Unaniezh Europad e Gaza gant bagadoù tud armet.
Ezomm he deus Bro-Danmark eus ho skoazell. Diskouezit ez eo tomm ho kalon ouzh ur gevredigezh habask ha dieub ha lakait unan eus ar skeudennoù war ho lec'hienn Internet.
Le 30 septembre 2005, le quotidien danois Jyllands-Posten a publié 12 caricatures du prophète Mahomet. La publication a évoqué une vague de protestations et 2 auteurs des caricatures ont dû se cacher après avoir reçu des menaçes de mort.
Des organisations islamiques exigaient des excuses de la part du gouvernement danois et l’incident se transformait en un incident diplomatique.
L'organisation de la conférence islamique, le Conseil de l'Europe et
les Nations Unies ont critiqué le gouvernement danois parce qu'il ne
veut prendre des mesures contre le quotidien. Le premier ministre
danois, Anders Fogh Rasmussen, défend la liberté de presse et la
liberté d'expression. Seul un tribunal peut prendre des mesures, un
gouvernement ne le peut pas, dit-il. Entre temps, les marchandises
danoises sont boycottées dans plusieurs pays islamiques, des drapeaux
danois sont brûlés, des pays islamiques ont rappelé leurs ambassadeurs
à Copenhague et des troupes armées ont envahi et occupé le bureau de
l'Union Européenne à Gaza.
Le Danemark a besoin de notre support. Montrez que vous êtes attachés à une société tolérante et libre et mettez une des images sur votre site Internet.
Nos ancêtres les Vikings (2)
Le marais de Dol : première partie, histoire
Premières occupations humaines
Le marais dont l'occupation humaine est sans doute limitée au cordon littoral de Cherrueix et à une zone comprise entre le Mont-Dol et le Vivier-sur-Mer va recevoir de nouveaux visiteurs, les Vikings ;
Vers 820 les Vikings font leurs premières incursions en Bretagne : il s'agit de raid de pillards sur les côtes. Puis dans une deuxième phase les Vikings ayant terrorisé la population réussissent à imposer le Danegeld "l'or des Danois", sorte de rançon que l'on paye pour échapper au pillage.
"sur le littoral de la Manche encore, mais plus à l'est cette fois, le moine Bili dans sa Vie de Saint-Malo, se fait l'écho d'une semblable désolation."
"Et une autre fois, alors que les Normands attaquaient le pays d'Alet en brûlant tous les villages et que tous fuyaient, un nommé : "Hetremaon, qui habitait le village de Cherrueix, posa quatre deniers sur le pas de sa porte en disant :
"O saint Malo ! reçois ce présent et défends ma maison".
Et les autres, qui l'entendirent, en firent autant, chacun selon ses moyens. Mais la moitié du village appartenait à Judicaël, et ceux qui étaient dans cette moitié dirent : "Nos maisons touchent à celles des serviteurs de saint Malo : à quoi nous servirait-il de donner de l'argent ? S'il sauve ses serviteurs et leurs maisons avec leur bétail, nous serons protégés comme eux car personne ne peut nous séparer". Ils refusèrent donc de donner quoi que ce soit.
Que dire de plus ? Les Normands coururent au village, brûlèrent la moitié qui appartenait à Judicaël et ne firent aucun dommage à la moitié qui appartenait à saint Malo. D'une manière étonnante, ils trièrent tout le bétail comme le font les voisins entre eux, laissèrent la moitié qui appartenait au saint et emmenèrent l'autre. Et il en alla de même pour tous les autres villages à travers le pays. Et par la suite, ce miracle fut divulgué dans de nombreuses régions par ceux qui l'avaient constaté ". Le monastère de Saint-Malo avait sans doute en fait passé un accord avec les pillards, leur rachetant globalement la valeur de ses tenures agricoles : encore un danegeld déguisé en miracle !
(Le siècle des Vikings en Bretagne, JC Cassard ; ed. Gisserot, 1996)
La région est ravagée : Le clergé emportant les reliques des saints a fui ainsi que les laïcs les plus puissants
"Seuls les pauvres Bretons cultivant la terre restèrent sous la domination des barbares, sans guides et sans soutiens"
(Chronique de Nantes ,milieu du XIème siècle.)
- Les reliques de saint Samson et de saint Magloire, archevêques de Dol sont mises à l'abri à Saint-Barthélémy de Paris.
- La troisième phase d'expansion commence alors, les pillards Vikings deviennent colons et s'installent à Dol
- Mais la puissance militaire des Vikings décline et Alain Barbetorte débarque à Dol massacrant une partie des Vikings. A la suite de ses victoires Alain est élu Duc de Bretagne (937)
- La paix n'est pas pour autant assurée : la situation du marais est d'autant plus grave qu'aux incursions Vikings il faudra ajouter les conflits avec les voisins normands.
- En 944 Dol est prise par les Normands, en 996 c'est Olaf Lagman, roi viking des Hébrides et de l'Irlande, qui s'empare de la ville qui est une nouvelle fois pillée et incendiée.
- En 1014 à la demande du duc des Normands, Olaf Haraldson, "authentique Viking", c'est à dire venant directement de Scandinavie, débarque pour combattre d'autres Scandinaves retranchés dans Dol.
Sa saga raconte ses exploits :
"La troisième année, le roi Ethelred mourut et ses fils Edmund et Edward prirent le pouvoir. Alors le roi Olaf tira au sud par la mer, combattit dans le Hringsfjord (nom norrois de la baie du Mont Saint-Michel) et prit à Hollar (Dol) un fjord que les Vikings occupaient. Il brûla le fjord. Ainsi dit Sigvat le scalde (le barde). Dans le beau Hringsfjord le nombre de dix fut atteint par les batailles, l'armée s'y rendit à la voile comme le héros l'ordonna. La haute citadelle de Hol, où se tenaient les Vikings, il la força ; ils ne souhaitèrent pas recommencer un pareil combat à l'arme de jet"
(Le siècle des Vikings en Bretagne ; J-C Cassard ; ed. Gisserot, 1996)
Que reste-t-il des Vikings dans la région ?
Les Vikings ne sont sans doute pas tous partis de Bretagne, ils ont été petit à petit absorbés dans la population. L'analyse génétique semble indiquer que l'influence Viking est plus forte chez les Bretons que chez leurs voisins normands.
La toponymie montre également l'influence scandinave ou encore le vocabulaire par exemple le mot tang qui signifie sable vaseux est d'origine viking
Après cette période difficile, la région retrouve une certaine stabilité, la population augmente et commence alors la véritable conquête du marais.
Maison des petits palets, plus vieille maison de Bretagne, à Dol Vreizh :
La décoration en "dent de scie" est typique du style viking.
Ou retrouve le même motif sur les Drakkars.
http://www2.ac-rennes.fr/crdp/doc/fondsspe/fonds_regional/Maraisdol/histoire/vikings/pillard.htm
Nos ancêtres les Vikings (1)
Evidence that the Cys282Tyr mutation of the HFE gene originated from
a population in Southern Scandinavia and spread with the Vikings
N Milman a and P Pedersen b
Hereditary hemochromatosis has been recognized as a clinical disorder
for more than 100 years. The common form of the disorder is caused by
the Cys282Tyr mutation (C282Y) of the HFE gene. Hereditary
hemochromatosis affects predominantly people of Northern European
origin. The C282Y mutation probably occurred on a single chromosome
carrying the ancestral hemochromatosis haplotype, which subsequently
was spread by emigration and the founder effect. It has been estimated
that the C282Y mutation appeared 60-70 generations ago. It was
initially suggested that the ancestral C282Y mutation occurred within
the Celtic group of peoples. However, we hypothesize that the
distribution of the C282Y mutation in Europe is more consistent with an
origin among the Germanic Iron Age population in Southern Scandinavia.
From this area, the mutation could later be spread by the migratory
activities of the Vikings. The aim of the present study was to evaluate
the validity of these two hypotheses. Several arguments are in favor of
the 'Viking hypothesis': first, the highest frequencies (5.1-9.7%) of
the C282Y mutation are observed in populations in the Northern part of
Europe, i.e. Denmark, Norway, Sweden, Faeroe Islands, Iceland, Eastern
part of England (Danelaw) and the Dublin area, all Viking homelands and
settlements. Second, the highest allele frequencies are reported among
populations living along the coastlines. Third, the frequencies of the
C282Y mutation decline from Northern to Southern Europe. Intermediate
allele frequencies (3.1-4.8%) are seen in the populations in Central
Europe, which is the original Celtic homeland. Low allele frequencies
(0-3.1%) are recognized in populations in Southern Europe and the
Mediterranean.
Hereditary hemochromatosis has been recognized as a disease or disorder for more than 100 years (1). The hereditary nature of the disorder was substantiated by the discovery in 1975 that the gene associated with the common form of hemochromatosis mapped close to the HLA-A region on chromosome 6 (2). Recently, the causative Cys282Tyr mutation of the HFE gene (C282Y mutation) located on chromosome 6p has been discovered (3). Hereditary hemochromatosis was initially described exclusively in people of North Western European origin (4). This finding has subsequently been confirmed by genetic studies in other parts of the World including the Caucasian populations in Canada, USA, South Africa, Australia and New Zealand (5). It is a common concept that the C282Y mutation occurred on a single chromosome carrying the ancestral haplotype (4) and most of hemochromatosis chromosomes 6 carry characteristic microsatellite marker alleles (6). This single C282Y mutation was subsequently spread both by emigration and consanguineous marriage.
Because C282Y hemochromatosis is rarely associated with disability and death during the reproductive years, it seems unlikely that the disorder would confer a selective disadvantage. In contrast, the high prevalence of the C282Y mutation suggests a positive selective effect of the phenotypic characteristics. An increased intestinal absorption of food iron in both homozygous as well as in heterozygous persons yields relative protection against iron deficiency (5, 7). This was an advantage for women during childbearing age due to blood losses at menstruation and pregnancy, and for men subjected to bloodletting in warfare by sword, axe, or spear. Furthermore, the C282Y mutation appears to offer a relative protection against type 1 insulin-dependent diabetes mellitus (7), which in the past caused premature death and a reduced reproductive potential. However, so far there is no established pertinence to the presumed evolutionary advantage of inheriting the C282Y mutation. In the future, as the effects of the HFE molecule are clarified, additional evolutionary advantages may be disclosed.
Due to the distribution pattern of hereditary hemochromatosis, it was hypothesized by Simon et al. (4) that the initial mutation had occurred in the Celtic people and subsequently was spread with the migration of the Celts. Subsequent papers by Smith et al. (8) and Lucotte (9) were also in favor of a Celtic origin of the C282Y mutation. Later it was hypothesized by Olsson and Ritter (10) and Milman and Sørensen (11) that in Europe, the distribution of the disorder was more consistent with an origin of the mutation in Southern Scandinavia. The Scandinavian population, the Vikings, could subsequently have spread the mutation. A similar concept has been proposed by Fairbanks (5).
The aim of the present study was to evaluate the validity of these two hypotheses. Which one can most accurately explain the distribution pattern of the C282Y mutation within the European populations?
Methods
The analysis is based on recently published frequencies of the C282Y mutation of the HFE gene in European populations and population subgroups. We have preferably included studies comprising at least 100 individuals (12-68).
We performed literature studies of the Celts, their origin, migratory activities and settlements (69-71). Similar studies were performed on the origin of the Vikings, their migratory activities and settlements (72-78). The authors consulted the Danish historical experts on the Celts and the Vikings, Assistant Keeper Flemming Kaul, Professor Else Roesdahl and Professor Niels Lund.
Results
The Celts
The era of the Celts dates from approximately 800-300 BC (Table 1) (69-71). Around 800-600 BC, in the lands just North of the Alps, peoples appeared, whom their literate Greek neighbors to the south called Keltoi. The Celtic homeland was an area of present-day Austria, near Southern Germany. The name 'Celt' probably came from the dominant tribe of Hallstatt in present-day Austria and became a unifying concept for the culture. Archeological excavations in Hallstatt have given name to the Celtic 'Hallstatt' Culture which was the first of the Iron Age cultures beginning around 800 BC. Archeological findings at the Lake Neuchâtel in present-day Switzerland have given name to the Celtic 'La Têne' Culture, which began around 450 BC and lasted to around 100 BC.
The Celts dominated Central and Western Europe for many hundred years (Fig. 1). They appeared to have moved from east along the main trading arteries of the time, especially the river Danube, into Germany, Austria, Switzerland and France. Around 500 BC, the Celtic group of peoples consisted of different tribes and various races spread over a wide area of Central and Western Europe. Their unity was not that of a nation or empire in the Greek or Roman sense, but was cultural and religious in nature, with no common central authority. The Celts were related in part by their language, which belonged to the Celtic branch of the Indo-European family of languages, and in part by their religion, administrated by a priestly caste, the Druids. The Celts were brave in battle and Celtic tribes formed military confederacies. The Celts had no written language and therefore transmitted their culture orally. This accounts for the sparse knowledge about them prior to their contact with the classical civilizations of Greece and Rome. They were generally well educated and the Romans often employed Celtic tutors for their children.
The areas inhabited by the Celts and their migrations are shown in Fig. 1. The Celts were at their height during the 4th and 5th centuries BC. During this period, they waged three great wars. Around 500 BC, they conquered the Iberian Peninsula from Cartage. Around 400 BC, they took Northern Italy from the Etruscans and settled in great numbers. They even conquered Rome in 387 BC. At the end of the 4th century, they conquered the Illyrians and took Pannonia.
Around 300 BC, the Celtic region started to break apart and the tribes began wandering in search of new land. Some went to Greece, some to Northern Italy, and some to Asia Minor where they founded Galatia. The Celts migrated to Britain and Ireland from Europe, conquering the original inhabitants. They settled in France where the largest tribe, called the Galli by the Romans, gave their name to the region and the people the Gauls, who were engaged in the invasion of Northern Italy in the 4th century BC.
Denmark before the Vikings
The period before the Vikings is named the Germanic Iron Age and covers the period from 400 to 700 AD. The Iron Age population in Denmark came of the Germanic group of peoples in present-day Northern Germany. Denmark was divided into minor territories ruled by local chiefs and kings and the country had no central authority. In 700 AD, Denmark had become partly united and was ruled by a relatively strong royal power. Around 700 AD, the Merovingian domination crumbled. This paved the way for a Danish display of power in the southern parts of the North Sea area with Saxony and Friesland. When Charlemagne and the Carolingians attempted to re-establish the power of the Franks around 800 AD, it resulted in clashes with the Danes under king Godfred who had established a trading center in Hedeby, and fortified Denmark's southern border with a new rampart. King Godfred's battles with Charlemagne were clashes between two empire builders.
The Vikings
During the Jelling dynasty, which came to power at the beginning of the 10th century, the unification of Denmark was accomplished. King Harald Bluetooth claims on his runic stone in Jelling to have conquered all of Denmark and Norway (77).
The era of the Vikings dates from approximately 800-1066 AD (Table 2) (72, 77). The Viking homelands consisted of the three present-day Scandinavian kingdoms of Denmark, Norway and Sweden together with the Aaland Islands, i.e. the area corresponding to Southern Scandinavia (Fig. 2). The border of the Danish Viking kingdom was at the base at the Jutland peninsula, in an area, which today lies in North Germany. We do not know why the Vikings started their raids towards Western Europe in the late 8th century. The hypotheses include overpopulation, political pressure from the Christian communities situated south of Denmark, or search for treasures, adventure and glory. The Vikings were sea-borne, very mobile and travelled extensively. In addition to sailing at open sea and along coastlines, they travelled inland along the rivers in Europe and made overland journeys. The Vikings even penetrated by the rivers into the Russian territory. The initial aggressive behavior was followed by immigration when the Vikings established settlements in many places in Northern and Western Europe (Fig. 2). Viking fleets reached deep into the Mediterranean at Marseilles, Genoa, Naples, the Peninsula of Sorrento, Athens and Constantinople, but they did not settle there.
Iceland was a major Viking settlement. The island was colonized and populated by the Vikings from approximately 870 AD and some decades onwards. Other important settlements were the Faeroe Islands, the Shetlands, the Orkney Islands, the Hebrides, the Island of Man, parts of Scotland, Ireland (Dublin area and other coastal settlements), England (Danelaw) and Normandy. In Eastern England, the Vikings assimilated the Anglo-Saxon population. The Anglo-Saxons had emigrated from Saxony in Northern Germany to Eastern England in 400-500 AD where they assimilated the original Celtic population.
The Normans were descendants of the Vikings. Under William the Conqueror, at the battle of Hastings in 1066, they succeeded in the conquest of England. Later the Normans expanded into the Mediterranean basin where they established settlements around Naples and on Sicily in Palermo (73).
Allele frequencies of the HFE C282Y mutation
The allele frequencies of the C282Y mutation in Europe are shown in Figs 1, 2 and Table 3. The highest frequencies (5.1-9.7%) of the C282Y mutation are observed in populations in the Northern part of Europe, i.e. in Scandinavia, Faeroe Islands, Iceland, Eastern part of England (Danelaw) and the Dublin area, all established Viking homelands or settlements. Typically, the highest allele frequencies are reported in populations living along coastlines, i.e. in Iceland, Faeroe Islands, the Shetlands, Norway, Sweden, Denmark, Ireland, Wales, England, Jersey Islands, Normandy and Brittany.
Also, the allele frequencies of the C282Y mutation decline from Northern to Southern Europe. Intermediate allele frequencies (3.1-4.8%) are seen in the populations in Central Europe, which is the original Celtic homeland. Low allele frequencies (0-3.1%) are recognized in populations in Southern Europe and in the Mediterranean area, Spain, Italy and Greece.
Discussions
Using a haplotype phylogeny for chromosomes carrying the hemochromatosis gene, it has been estimated that the C282Y mutation appeared approximately 60-70 generations ago (79, 80). There exists no valid documentation of the mean lifetime in the Iron Age or the Viking era. If we assume a mean generation time of 20 years, the mutation should have appeared around 600-800 AD. If we assume a mean generation time of 25 years, the mutation should have emerged at 250-500 AD, and at a generation time of 30 years the period would be 100 BC to 200 AD.
The Celtic group of peoples consisted of many tribes and probably also several races that were associated by religious and cultural bands. They seem to have come from Eastern Europe, travelling through Central Europe (present-day Austria, Switzerland, Germany) and Western Europe (present-day Spain, France, Belgium) to England, Wales, Scotland and Ireland. The Celts were landsmen and had no great naval traditions. They seemed to favor living inland and had no preference for coastal areas. In Europe, the ancient Celtic culture has disappeared, except in Gaelic speaking parts of Brittany, Scottish Highlands and Western Ireland. The Gaelic language has probably survived in these areas due to their isolation. The Celts were at their height at around 400 BC and their region broke apart at 300-200 BC, when Celtic tribes settled in other parts of Europe and in Asia Minor. Assuming a generation time of 30 years, the C282Y mutation would have appeared at the earliest at 100 BC, when the Celtic tribes had already settled and the Celts no longer had a common region or culture.
To the Greeks and Romans, the continental Celts were striking in appearance, because of their height, blond or reddish hair and pale complexion. This has puzzled modern people as many 'Celts' today, such as the Welsh and Bretons, are stereotyped as relatively short and dark. The differing perceptions merely underline the fact that both ancient and modern Celts are a cultural and linguistic grouping, and not a biologically distinct race (69).
Supposing the mutation had occurred within the Celtic group of peoples, this would have been in the region occupied by the specific tribe, in which the mutation had appeared. As the migratory activities of Celts had already ceased at 100 BC, it is hard to imagine how the mutation could have been spread to the other parts of Northern and Western Europe.
Furthermore, there is no evidence to support the theory that Celtic people settled in Denmark, along the coastline of Northern Sweden, in Southern and Western Norway, on the Faeroe Islands or Iceland. Indicated by the burial rites and design of jewellery, the Northernmost Celts lived around Cologne in Germany. In the same period, the population who lived in Denmark and in the plains South of Denmark and along the southern coastline of the Baltic Sea belonged to the Germanic group of peoples.
The Vikings, whether as warriors, tradesmen or colonisers, reached almost every part of the known world and discovered new lands. From the Scandinavian kingdoms, their ships explored the western European coastlines, and sailed through the Strait of Gibraltar into the Mediterranean Sea. From the Baltic, they penetrated into the continent, sailing up Russian rivers and waterways to the Black Sea and the Caspian Sea. They sailed the whole of the North Atlantic, discovered and settled on the Faeroe Islands, Iceland and Greenland, and settled in parts of England, Wales, Scotland, Ireland and Normandy. They even discovered North America, where a Viking settlement has been discovered in Newfoundland, Canada.
It is evident from the maps (Figs 1 and 2) that the Vikings travelled more extensively than the Celts. It is interesting that the C282Y mutation is encountered in almost every population who has been in contact with the Vikings. The allele frequency is high in areas where the Vikings have settled in large numbers, e.g. Eastern England, Eastern Ireland, and Normandy. In contrast, it is low in areas with few Viking invaders or settlers, such as Central Europe, the Balkans, the Mediterranean countries, Central Finland and Russia.
England was invaded and conquered several times by people of Scandinavian heritage: first by the Vikings in the period 800-1016 AD and subsequently by their descendants the Normans in the battle of Hastings in 1066 AD. The settlements in England are among the most important of the Viking settlements in Europe. The original Anglo-Saxon population was not extinguished or expelled but remained in the country. The long period of Viking dominance favored their genetic influence on the original population, and the second invasion by the Normans can be interpreted as a genetic booster. Vikings and Normans obtained a high rank in the society. Due to the social structure, this may have increased their reproductive potential and promoted spreading of their genes.
A puzzling feature that has initiated the Celtic theory is the high frequency of the C282Y mutation in Brittany where Celtic culture is supposed to have survived (4). However, in nearby Normandy the Vikings were the dominant settlers (73, 75, 78). It is therefore likely that they could have settled in some places along the coastline of Brittany. The Vikings conducted warfare in Brittany. In 919 AD, Brittany's nobility fled to Francia and England, and the Vikings under Rognvald conquered the entire country, making their capital at Nantes. The Vikings ruled Brittany until Alain Barbetorte, after his return from England, defeated them in 937 AD. Although a large Viking boat grave has been found at Ile de Groix at the southern coast of Brittany, there is no clear evidence of Viking settlements in central Brittany (73-78). However, the Vikings ruled Brittany for almost 20 years, so a genetic founder effect combined with subsequent geographic isolation and a high frequency of consanguineous marriage may help explain the high prevalence of the C282Y mutation in the Bretons. In other coastal areas where Viking settlers were few by numbers, they probably also had a high social rank, which may have facilitated their reproduction and enhanced a possible founder effect.
A strong argument in favor of the Vikings carrying the C282Y mutation is the high allele frequency on the Faeroe Islands and Iceland, which were settled by predominantly Norwegian Vikings in the 9th century. However, recent DNA mapping of the Icelandic population suggests an additional emigration from Ireland to Iceland of 2nd to 3rd generation Nordic people. This emigration took place after the defeat of the Vikings in Dublin in 902 AD. Also, the C282Y mutation frequency is high in the population of the coastal areas of Western Norway, which is one of the homelands of the Vikings.
The history and the populations of Denmark and Norway are closely linked together. There has always been trading routes between Northern Jutland and Southern Norway. Settlers from Denmark have enriched the population in Southern and Western Norway and vice versa. The Danish Viking King Canute the Great conquered Norway in 1022 and ruled until his death in 1035 AD. From 1042 to 1047, Denmark and Norway were united under the Norwegian king, and in the period 1379-1814 AD the two countries were united under the Danish king.
In conclusion, arguments in favor of the 'Viking hypothesis' are: (1) the allele frequencies of the C282Y mutation are high in the Scandinavian countries including Iceland and the Faeroe Islands, which were colonized exclusively by the Vikings; (2) the allele frequencies decline from Northern to Southern Europe; (3) the allele frequencies are high along the European coastlines where the Vikings landed and settled; (4) the allele frequencies are lowest in locations where few Vikings have been such as Central Europe, the Balkans, the Mediterranean countries and Russia; and (5) in the homelands of the Celts, the allele frequencies are intermediate. Assuming the C282Y mutation was spread initially with the Vikings and later with the Normans, the allele frequency must have been high in the Viking population. Future population studies of haplotype markers linked to the HFE gene as well as DNA analyzes of Danish skeletons from the Iron Age and the Viking era may yield more definite proof on the origin of the C282Y mutation.
Table 3. Frequency of the C282Y mutation of the HFE gene in European populations
Country - Location - Reference - Subjects examined (n) C282Y allele frequency (%)
Austria Datz et al. 1997 (23) 271 4.1
Kazemi-Shirazi et al. 1999 (38) 487 4.8
Austria total 758 4.6
Bulgaria Ivanova et al. 1999 (34) 100 0.0
Czech Republic Zdarsky et al. 1999 (68) 139 5.0
Hrachovinova et al. 1999 (33) 100 4.5
Czech Republic total 239 4.8
Denmark Aalborg Steffensen et al. 1998 (62) 200 6.8
Merryweather-Clarke et al. 1999 (43) 219 8.2
Copenhagen Simonsen et al. 1999 (61) 420 6.2
Copenhagen Ellervik et al. 2001 (25) 9174 5.6
Copenhagen Milman et al. (unpublished) 1889 5.7
Denmark total 11,902 5.7
Estonia Mikelsaar et al. 1999 (46) 442 3.5
Faeroe Islands Milman et al. (unpublished) 200 8.0
Merryweather-Clarke et al. 1999 (43) 187 5.1
Faeroe Islands total 387 6.6
Finland North Beckman et al. 1997 (14) 173 5.2
East Tuomainen et al. 1999 (65) 1150 3.4
Finland total 1323 3.7
France Amiens Merryweather-Clarke et al. 2000 (41) 991 5.0
Paris Mercier et al. 1998 (40) 126 4.0
Brittany Mercier et al. 1998 (40) 62 5.6
Brittany/Brest Merryweather-Clarke et al. 2000 (41) 7000 7.9
Brittany Mura et al. 1999 (49) 410 7.7
Brittany/Rennes Jouanolle et al. 1998 (37) 1000 6.5
West Brittany Jézequel et al. 1998 (36) 254 9.4
Brittany total 8726 7.7
Toulouse Borot et al. 1997 (17) 95 4.2
Basques/Biarritz Mercier et al. 1998 (40) 92 1.6
Catalans/Perpignan Mercier et al. 1998 (40) 166 2.1
South France total 353 2.6
Germany Frankfurt/Main Nielsen et al. 1998 (51) 157 4.8
Frankfurt/Main Gottschalk et al. 2000 (28) 251 3.6
Cologne Hohler et al. 2000 (32) 205 3.2
Central Hellerbrand et al. 2001 (31) 126 2.4
South Braun et al. 1998 (18) 180 7.2
Germany total 919 4.2
Greece Merryweather-Clarke et al. 1997 (42) 139 1.4
Papanikolaou et al. 2000 (52) 158 0.3
Greece total 297 1.0
Greenland Merryweather-Clarke et al. 1999 (43) 200 2.3
Hungary Tordai et al. 1998 (64) 277 5.6
Andrikovics et al. 2001 (13) 996 3.4
Szakony et al. 1999 (63) 448 2.1
Hungary total 1721 3.4
Iceland Merryweather-Clarke et al. 1997 (42) 90 6.7
Merryweather-Clarke et al. 1999 (43) 231 4.5
Iceland total 321 5.1
Ireland Murphy et al. 1998 (50) 404 9.9
Ryan et al. 1998 (58) 109 14.0
Merryweather-Clarke et al. 2000 (41) 150 6.0
Ireland total 663 9.7
Italy North-East Borgna-Pignatti et al. 1998 (16) 131 2.3
Genoa Racchi et al. 1999 (55) 130 4.2
Milan Piperno et al. 1998 (53) 139 1.1
Milan Sampietro et al. 1998 (59) 128 0.8
Modena Casanelli et al. 2001 (21) 2100 1.6
Modena Pozzato et al. 2001 (54) 149 3.4
Modena Merryweather-Clarke et al. 1997 (42) 91 0.5
Piemonte Longo et al. 1999 (39) 189 1.1
South Campo et al. 2001 (19) 100 0.0
Italy total 3158 1.7
Mordovia Saransk Beckman et al. 1997 (14) 85 1.8
the Netherlands Roest et al. 1999 (57) 555 4.1
Norway Merryweather-Clarke et al. 1997 (42) 94 6.4
Oslo Undlien et al. 1998 (66) 144 7.9
Oslo Distante et al. 2000 (24) 1900 6.6
Norway total 2138 6.6
Poland Moczulski et al. 2001 (47) 871 3.1
Portugal North/Central Cardoso et al. 2001 (20) 259 5.2
South Cardoso et al. 2001 (20) 381 2.2
Spain Madrid Moreno et al. 1999 (48) 174 2.3
Central Alvarez et al. 2001 (12) 125 2.0
Cantabria Fabrega et al. 1999 (26) 213 4.4
Catalonia Gimferrer et al. 1999 (27) 108 3.7
Catalonia Sanchez et al. 1998 (60) 512 3.0
Balearic Islands Guix et al. 2000 (30) 210 2.6
Spain total 1342 3.1
Sweden Sami People Beckman et al. 1997 (14) 151 2.0
Umeå Beckman et al. 1997 (14) 206 7.5
Switzerland Claeys et al. 2002 (22) 89 5.1
Geneva Beris et al. 1999 (15) 100 2.5
Switzerland total 189 3.7
UK England Merryweather-Clarke et al. 1997 (42) 368 6.0
N.-E. England Grove et al. 1998 (29) 117 7.7
Jersey Islands Merryweather-Clarke et al. 1998 (44) 411 8.3
Orkney Islands Merryweather-Clarke et al. 2000 (41) 103 4.9
Scotland Miedzybrodzka et al. 1999 (45) 184 8.4
Wales Roberts et al. 1997 (56) 101 5.9
Wales Willis et al. 1997 (67) 200 8.5
Wales Merryweather-Clarke et al. 2000 (41) 323 8.5
Wales Jackson et al. 2001 (35) 10,556 8.2
Wales total 11,180 8.2



















